11 septembre.
Depuis le 11 septembre 2001, il parait que nous sommes tous américains.
Le 11 septembre 1973 la CIA assassinait un président élu par le peuple chilien.
Au nom de la démocratie, on bombardait au napalm l'Algérie et le Viet-Nam,
Les alliés débarquent, libèrent l'Europe du fascisme et laissent Franco
et sa dictature mourir tranquille dans son lit.
J'ai de la peine pour mes frères humains,
ceux des tours, mais aussi les afghans, les irakiens, les éthiopiens et les roumains,
tous ceux qui n'y sont pour rien!
Je me sens coréen, indien, américain, européens, africain.
Pas la même couleur mais le même sang,
pas la même odeur mais le même nombre de dents!
Je me sens citoyen terrien!
Solitaire mais solidaire, je préfère me taire,
quand tu t'affaires à faire d'un frère un adversaire.
Un double clic augmente les prix à la bourse de Paris,
et raye d'un coup un village en Tanzanie.
On affame les campagnes, dénigre les paysans qui produisent,
pour s'entasser dans de vils bidonvilles.
A Ruelle l'ECAN change de nom mais continue à construire des armes.
1, 2, 3 soleil,
un enfant saute sur une mine,
un obèse paye et attrappe une gamine.
On traque les fumeurs mais laisse courir ce genre de touristes...
Pigeon pigeon vole,
on est les pigeons et c'est le haut de l'état qui vole.
Heureusement les bénévoles s'organisent
pour sauver et construire des écoles.
L'Oréal achète une île au paradis,
fiscaux fiasco,
quand les fils de Lumumba, Sankara et Ben Barka,
n'ont pas de livres pour apprendre leur histoire.
Comment devenir libre?
Quand on donne aux mômes,
des fusils plutôt que des ordis pour écrire.
Y'a toute une élite qui veut détruire,
ce que nos papys et mamies ont construit.
J'parle pas de Vichy,
mais de l'abolition de l'esclavage,
du droit des femmes,
des congés-payés,
du droit à l'éducation et à la santé,
pour tous.
Ils n'ont pas du beaucoup bosser,
ceux qui parlent de pénibilité
et dorment sur les bancs de l'Assemblée.
Mais ce soir pas de parti(e)s politiques
mais un voyage en rimes,
pour l'amour de la musique.
Une balade au relais de nos âmes-
la flamme du Slam et du Flamenco.
Andalucia, Santiago, Oaxaca, Confolens, Hiroshima, Berlin, Saïgon, Londres, Ouagadougou...
Et Gond-Pontouvre.
Nous ne sommes pas tous égaux,
pourtant nos coeurs battent aux mêmes rythmes.
Tout le monde respire et s'attend pourtant à mourir,
l'important pour nous,
est de vivre le mieux possible,
ici et aujourd'hui!
Voila j'ai fini, c'était mon billet pour les enfants de Tanzanie.
Laztek, 11 septembre 2010 sur une île de La Touvre.