Los Angoulemes DF.
Ici y'a pas de silence,
la ville grouille, danse,
dense d'embrouilles,
et tacos en cadence,
taxis, collectivo, bousculent,
klaxonnent, vive allure,
ça pue, desmadre,
ça pousse.
Je serai libre quand on sera tous libres,
d'ailleurs y'a pas d'ailleurs,
sauf dans le coeur des bouches
qui se passionnent aux coins des rues:
en bouchon,
horizons bouchés, collines en béton,
vingt millions de paires d'yeux collés,
rouges explosés, fatigués,
cartons, tôles, bidons bidonvilles,
vide,
payaso, clown paillasson,
danse tubo, Reggaeton y cumbia,
si te gusta la gasolina,
tu peux courir fou mais libre,
libre de servir,
servile, souffrir, aguantar,
jusqu'à fermer l'esprit:
dormir.
Peu d'amour, peu de sexe,
fuck en fenêtre plasma,
du foot, des jeux, telenovelas,
politik, grands acteurs pour esprits rétrécis,
sans clef réduit à un écran,
vitre protégée par des grilles,
grilles protégées par des flics,
fric armé et morale catholique,
musique de merde en tubes,
à plein tubes cathodiques,
destruction méthodique de l'esprit critique,
situation, chaîne invisible,
à nos corps grisés par la consommation.
Coeurs brisés, crack, coliques, bronciti, SIDA, grippe
et bière par hectolitres,
vie canine et peu caline,
j'avance libre,
au bras en laisse de ma Karine,
bote de cocaïne,
laisser filer, fumée,
regards furtifs d'une beauté latine,
en amande pour maquiller,
ma demande.
Blaireau!
Bado charentais sous bedo,
dans les vapeurs toxiques de Mexico.
Los Angoulemes DF
Ki centré sur mes appuis,
puits d'énergie libre en équilibre,
racines, solide dans le pogo,
teotiuacan!
"Au fond de l'inconnu trouver du nouveau"
-- "que estas buscando aqui, guero"?
-- "Paraiso! Se que existe en un puerto escondido
de mi cerebro"
Los Angoulemes
ici y'a plein de silences, de morts,
des mots de violence et,
l'ennui qui donne sa cadence.
On se ment comme dans une famille en ciment,
pour s'aimer,
faut-il se parler cash ou,
c'est en cash-cachette,
que l'on s'aimante?
ici y'a pas que des silences,
on sème aujourd'hui,
le futur s'invente.
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