Printemps des poètes.

Publié le par Slamenco

 

Printemps, écrire, poètes, plumes des states ou d'esthètes?

Vocabalaire louche, bouche à l'envers,

danse sur la tête, capitaine de ton âme

jette l'encre sur l'impalpable...

Badigeonne ton crâne de chaux à l'intérieur,

assainit tes murmures, consolide ta charpente.

 

La poésie comme une paire de lunettes 6D,

multi-directionnelles, émotionnelles,

sept sens en éveil,

aident à dessiner,

faire son propre ciné,

décider ou vont ses rêves.

 

Ciseler ses idées, s'isoler,

modeler la matière virtuelle, mais sensible,

de nos sentiments.

Exercices de styles, filtre nos pensées fragiles,

colorent les mots d'argile,

pinceaux bois marteau

pierre et ciseaux!

Nos flows, musicalités de nos langages,

notre culture,

notre coeur bat et nos sons se baladent,

paysages sonores en partage;

 

chacun de nous possède son or,

son aura,

sans parler d'avoir:

"ce que tu possèdes te possède".

 

Nos grands-parents, bêtes de somme,

nous! qu'on consomme et puis qu'on reste...

Bêtes en somme!!!

Un bon petit somme dans cette dictature,

qu'on dit molle mais qui dure;

destructure la littérature comme faisait Picasso

avec la peinture.

Mais Picasso est une voiture,

cultura un gazma de prêt à penser!

L'éducation nationale?

No comment...

 

Tout est bien rangé, garé en épis,

rond-points képis,

art comptant pour rien, au chan,

moutons tout mous, clôtures, barrières,

frontières, discipline, ordre marchand,

centre vide fleuri, lotissements propres,

petits jardins, piscine balançoire plastique.

 

Art-déco décors Kyoto, chacun sa tondeuse,

anxyolitiques, sa tendance,

uniforme de la mode, triste,

traverse la sous-France.

A vingt heures mort, volets fermés,

pas une âme qui vive, à part,

un de ces soldats chemise rouge sans poches,

du McDo ou d'une station Total.

 

Pas un bistrot, pas un resto.

Toutes ces villes ou seul patrouille la police.

Tu marches t'es suspect,

tous les humains rentrés dans leurs clapiers,

connectés en toute liberté...

De ne jamais se rencontrer.

 

D'ailleurs les regroupements de plus de deux personnes

peuvent devenir des délits; mort à l'amour!

Délits de sales faces délits d'être pauvres,

délires, d'élire qui?

Délices d'être riche des idées d'un autre.

 

Oui, j'attend le printemps car chaque nouvelle histoire

est un printemps,

chaque poème, chaque aventure, chaque expérience

devient le bon temps, le bon tempo.

Et la mélancolie n'est qu'un passage constat triste sur mon pays,

sur mon état, je vieillis, je n'ai pas maigris mais ne suis pas aigri.

 

J'attend patient le retour d'un printemps,

ressentir la terre sous mes doigts,

écouter bourgeonner,

me faire sortir du lit par les oiseaux.

Les jours poissent et poisses mais ne nous rassemblent pas...

Je pisse en regardant le ciel,

les arbres s'étirent on entend les feuilles se parler.

La rosée sous mes pieds, les racines qui me tiennent,

suspendu à un fil,

tout le monde est la: les insectes, les grenouilles, les coqs, les agneaux...

et puis un bout de vent qui me caresse,

me sussure un "je t'aime" à l'oreille...

 

Je suis le plus heureux des poètes!

 

LAZ avril 2011

 

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